Isola Composite

HISTOIRE D'UNE REPRISE

La société Isola Composite France à Delle est l’héritière d’une longue tradition industrielle locale basée sur la production d’isolants. 
Les Usines diélectriques de Delle, créées peu après la Grande Guerre, avaient pour spécialité les plaques d’isolants. Le Fil Isolé Moderne, installé sur un autre site, toujours sur l’entrée nord de Delle, produisait quant à lui du fil. 
Les deux entreprises ont fusionné au sein d’UDD-FIM, qui a atteint son apogée dans les années 1970. L’entreprise emploie alors près de 2 000 personnes. 
Reprise par le groupe Von Roll, l’entreprise va ensuite entrer dans une longue phase de déclin. 

La reprise par Isola Composite fin 2021 a interrompu ce processus, alors qu’il ne restait que quelques dizaines de salariés et que l’essentiel des fonctions support avaient été remontées au niveau du groupe.

Le cœur de métier de l’entreprise est la production de composites thermodurcissables à base de résine et additifs sur des renforts de verre. Isola Composite France est la référence mondiale dans la fabrication de matériaux composites isolants et travaille à plus de 80 % à l'export.

L'entreprise emploie 84 équivalents temps-plein (ETP) et 5 intérimaires (+ 50 emplois en 3 ans) (chiffres de janvier 2026).

UN SITE A RESTRUCTURER ENTIEREMENT : LA CCST A LA MANOEUVRE

Partie intégrante de la reprise et de la relance de l'activité, la restructuration du site centenaire de plus de 3 hectares en plein coeur de Delle est assurée par la Communauté de communes du Sud Territoire (CCST) qui l'a acheté en 2023.

Les enjeux de restructuration sont multiples :
    • Les surfaces doivent être adaptées aux besoins actuels et futurs ;
    • La sécurité des personnes doit être assurée, avec la mise aux normes des bâtiments ;
    • Les locaux de travail doivent être réhabilités afin d’offrir des conditions correctes, en particulier les locaux sociaux et les espaces tertiaires ;
    • L’efficacité énergétique doit être retrouvée avec des objectifs ambitieux en matière de réduction des consommations ;
    • L'ensemble des travaux doit être réalisé sans arrêt de la production, en intégrant les contraintes liées à un site industriel en fonctionnement.

L’objectif principal pour la CCST est de permettre à l’entreprise de se concentrer sur son développement et l’investissement dans son outil de production afin de maintenir ce fleuron industriel qui créé de l’emploi dans le Sud Territoire. 

Le marché de conception-réalisation a été attribué en juillet 2025 à un groupement organisé autour de l’AUBE et comprenant en particulier les bureaux d’études BEJ, CETEC et NR-Therm, et le cabinet d’architectes Carta- Reichen et Robert.

Dès 2024, des travaux ont été anticipés, par des marchés séparés, de façon à permettre la mise en place de nouvelles machines acquises par l’entreprise. 
Une première phase, lancée dès juillet 2025, a été entièrement menée à bien, portant sur le remplacement des installations de production d’énergie et des réseaux principaux de distribution (fourniture d’eau surchauffée pour le fonctionnement des presses, chauffage des bâtiments). Cette opération a permis de sécuriser la production et d’opérer des économies importantes.

Parallèlement des travaux de reprise des différentes toitures ont été réalisés afin d’assurer leur mise hors d’eau et la préparation des tranches suivantes, qui démarreront en 2026 et comporteront en particulier :
    • La démolition des bâtiments qui ne sont plus nécessaires au fonctionnement de l’entreprise et qui ne peuvent être réutilisés ;
    • La rénovation de l’ancien siège, pour transfert des fonctions administratives et support, ainsi que celle de locaux dédiés aux services R&D et Qualité ;
    • La réalisation de nouveaux locaux sociaux ;
    • La reprise de façades, dans un double but d’efficacité énergétique et de transformation de l’image générale du site ;
    • La réalisation d’une nouvelle entrée sur le faubourg de Belfort avec la création d’une nouvelle loge de garde, la sécurisation des accès, la séparation des différents flux et le retraitement des espaces en articulation avec la voie publique.

En tout, plus de 13 000 m2 de bâtiment seront traités, environ 100 m2 seront construits et le gain énergétique (consommation et émissions de GES) est estimé à 66,7 %.

PLAN DE FINANCEMENT

La première phase des travaux, assurés par la Communauté de communes du Sud Territoire, s'élève à 6,7 M € dont :
    • 585 571 € de l’État dans le cadre du Fonds Friches ;
    • 277 763 € de la Région Bourgogne Franche-Comté ;
    • 5,8 € d’autofinancement par la CCST via notamment 2 prêts octroyés par la Banque des Territoires :
        ◦ 1,4 M€ de prêt Transformation Écologique ;
        ◦ 3,6 M€ de prêt Cohésion Territoriale.

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